AIN LEGRADJ, VILLAGE D'ALGÉRIE,

SCÈNE DE LA SOLIDARTÉ INTERNATIONALE

Ain Legradj est un village de Petite-Kabylie. Il se trouve à mi-chemin de Sétif et de Béjaïa, dans la daïra de Béni Ouartilane.

La Fondation Abbé Pierre y a lancé un programme de dix-huit maisons à destination de familles nécessiteuses, en particulier des femmes seules avec enfants et des handicapés. Notre association a été sollicitée pour représenter la Fondation en Algérie, suivre les travaux, assurer un rôle de passerelle avec les intervenants locaux.


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La livraison de ces maisons s’est faite au bout de treize mois. Jeudi 19 juin, la remise des clés aux attributaires s’est effectuée à la mairie du village, en présence de Dominique Cécile Varnat et Sophie Guichard pour la Fondation Abbé Pierre, Brahim Senouci et Abdelati Laoufi pour Génération 2010. La cérémonie s’est tenue en présence du maire, des autorités locales (représentants de la gendarmerie et des pompiers), de personnalités locales (chef de la zaouïa), de représentants d’associations venues d’Oran et d’El Kseur, de jeunes membres de l’Association Culturelle du village. L’après-midi a été consacré à la visite des maisons et à la pose de la première pierre de l’Auberge des Coquelicots, édifice dont la vocation est d’accueillir des jeunes venus d’Algérie ou de l’étranger ainsi que quelques familles et d’abriter des expositions d’artisanat local.

Le but est d’essayer de développer une forme d’écotourisme, susceptible d’aider au développement économique du village et d’y réduire ainsi le chômage au caractère massif. Il est donc question de favoriser la renaissance de l’artisanat local ainsi que la découverte d’une région dotée d’atouts naturels exceptionnels. C’est ainsi que le premier sentier de randonnée a été initié et qu’un premier chantier de jeunesse accueillera des volontaires qui se chargeront du travail de débroussaillage.

Des relations ont été établies antre l’association locale et d’autres associations, d’Oran et d’El Kseur notamment, qui ont décidé d’échanger leurs expériences ainsi que des volontaires pour les chantiers à venir.

Comme une promesse, il a été décidé d’instituer un festival annuel de musique, qui doit se tenir dans le stade. La première édition prévoyait la participation du Diwan de Béchar, d’une troupe de Ahellil de Timimoun, d’une chorale de fillettes, d’une chanteuse et un chanteur de la région.

La pluie a empêché la première édition du festival de se tenir au stade comme prévu. Elle a eu lieu dans une salle trop petite pour l’énorme affluence, de jeunes notamment. Seuls, le jeune chanteur local, le Diwan de Béchar et, de façon brève, le Ahellil ont pu se produire. La date de l’édition de l’année 2012 se situera probablement au mois de juin, pour lequel il y a bon espoir d’avoir un temps clément.